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dimanche 2 septembre 2018
RELIGIEUSES
R comme RELIGIEUSE
Plusieurs religieuses dans la famille, du côté de ma Mère.
Marie née aux Landes Génusson (Vendée) le 26 aout 1889
Elle deviendra « Sœur Bernardin de Sienne » de la Communauté de Chavagnes en Paillers
Pourvue de son brevet élémentaire, Marie, avait fait la classe à L’Oie, avant d’entrer à Chavagnes (Vendée) pour des élèves de tous âges jusqu’à 13 ans. D’après les dires d’une ancienne élève (devenue elle-même religieuse) c’était une maitresse à la hauteur de sa tâche, très aimée et respectée.
La nouvelle venue au Noviciat en 1918, fit profession temporaire le 19 Mars 1920. Elle fit la classe de 1923 à 1941 à Noirmoutier (Vendée). Elle y fut nommée directrice de l’école maternelle. L’école était située à une dizaine de minutes à pied du couvent, ce qui lui permettait de respirer l’air de la mer !
De 1941 à 1943 elle fut envoyée sur les bords de la Méditerranée, à ST TROPEZ. C’était la guerre. Après cette période, elle rentre en Vendée aux Sables d’Olonne. Elle y restera jusqu’en 1947, et finira à Loudun sa carrière d’enseignante en 1949, le cœur fatigué.
Sœur Bernardin de Sienne, vivra encore 26 ans. Ce n’était pas la personne tranquille. D’enseignante, elle devient soignante. Elle entourait ses malades des soins les plus attentifs et les plus délicats.
Le 9 aout 1975 elle partit sereine rejoindre son Seigneur. Cette sérénité parut sur son visage.
**************
Augustine née aux Landes Genusson le 24 janvier 1895
Elle deviendra « Sœur Joseph de Sainte Marie »
de la Communauté de Chavagnes en Paillers
Augustine est la sœur de Marie « Sœur Bernardin de Sienne »
A deux ans, elle était mourante. Le médecin qui était venu la consulter a dit « Je ne lui en donne pas pour plus de dix minutes ». Sa maman courut alors à l’école des Sœurs pour que les religieuses fissent prier leurs élèves. Aussitôt la petite malade voulut boire, elle était sauvée !!
Longtemps après, on l’appelait encore « la petite miraculée »
Pourvu elle aussi de son brevet élémentaire, elle fit la classe avant d’entrer à Chavagnes en septembre 1921. Après ses vœux temporaires, en mars 1923, elle fut envoyée à Loudun où elle enseigna jusqu’en octobre 1931, avec courage, sérieux et compétence.
Bien qu’effacée, elle attira l’attention des supérieures qui l’envoyèrent fonder l’école de Béré à Châteaubriant. Elle y resta 14 ans, et y fut très appréciée !
D’octobre 1945 à octobre 1954, elle devient directrice et supérieure à Mouilleron en Pareds
Petit
passage de 6 mois ensuite à Olonne, puis d’avril 1955 à décembre 1963,
elle fut envoyée à Sainte Ursule. Elle y fut très appréciée parce que
bonne et modeste. Elle devait y revenir d’octobre 1964 à octobre 1966
après une année à Cieux.
Elle retourne ensuite à Cieux en 1966 pour rendre service en faisant un peu de classe, du catéchisme, et des comptes. Les élèvent l’aimaient bien, Elle faisait partie des gens simples et bons. On lui avait confié des élèves « retardés » et elle s’occupait d’eux avec dévouement
Elle fit en mars 1968 un infarctus du myocarde très grave. Elle quitta alors Cieux et la vie active. Elle mourut au matin du 8 juin 1974.
Des sœurs religieuses encore vivantes aujourd’hui –
Les Tantes de ma maman, l’une, Lucienne, dont on vient de fêter en 2013 les 100 ans, également à Chavagnes en Paillers, et Alice qui va cette année sur 98 ans, à la Communauté des Sœurs à Rennes.
Ainsi qu’une cousine à la communauté du Sacré Cœur à Chavagnes en Paillers.
La Maison du Sacré Cœur a été construite en 1875, pour donner aux sœurs Ursulines de Jésus, malades et âgées, un lieu de vie communautaire adapté à leur état. A plusieurs reprises, au cours du dernier siècle, des travaux de rénovation, d’adaptation, de mise en conformité ont été entrepris, afin d’assurer un meilleur confort, pour un « MIEUX VIVRE ENSEMBLE ».
Article écrit avec l'aide du cousin Jean-Paul qui m'a remis les homélies prononcées aux sépultures de Marie et d'Augustine.
Un grand merci à lui.
KILO DE BLE
K Comme KILO DE BLE
Nous ne produisons que la nourriture dont nous avons
besoin pour vivre.
Sobonfu Somé
La conscience doit être cultivée, semée, arrosée,
Car elle a quelque chose à voir avec la vie.
Elle touche à l’éthique, à l’esthétique et au ludique.
Comme pour la vie, elle n’est pas une machine qui
est montée par la raison pour donner des résultats prévisibles.
Joseph Ki Zerbo
KILO :
unité
de base de masse dans le Système International d'unités (SI) qui a pour symbole
kg. À l’origine le kilogramme représentait la masse d’un litre d’eau au
maximum de sa densité, mais il est actuellement défini comme la masse du
prototype international du kilogramme conservé au Bureau international des
poids et mesures à Sèvres.
Bureau des Poids et
Mesures à Sèvres
Le kilogramme est
la seule unité SI de base possédant un multiple (« kilo », symbole
« k ») dans son nom. Il s'agit également de la seule unité SI de base
qui soit toujours directement définie par un objet matériel plutôt que par une
propriété physique fondamentale pouvant être reproduite dans différents
laboratoires. Quatre des sept unités de base du système international sont
définies par rapport au kilogramme et sa stabilité est donc importante.
- Les locomobiles de la force de 4 à 5 chevaux ont un poids qui atteint déjà 2000 kilogrammes. — (Ch. Drion & E. Fernet, Traité de Physique élémentaire, Masson, 1885)
- Avec des schappes de soie, on peut filer jusqu’au 400 mm au kilogramme. Avec les déchets de tussah on ne peut filer plus de 140 mm au kilogramme. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Notre hydravion chargé de 2.600 litres d’essence accusait un poids de 5.500 kilogrammes. — (Jean Mermoz, Mes Vols, p.61, Flammarion, 1937)
Un cousin de ma Famille
RICHARD (branche paternelle de ma mère) m’a indiqué que ; « Autrefois, le résultat des battages se
mesuraient en « double », récipient rond avec deux poignées d’une
contenance universelle de 20 Kilogrammes.
4 doubles dans un sac et l’on montait le sac de 80 kilogrammes au grenier avec une technique que les jeunes
envieraient aujourd’hui. »
« On
pouvait dire qu’une ferme était importante si elle avait fait 800 doubles soit
16 tonnes de blé. »
« Chez
l’Oncle Louis (côté famille RICHARD) à la Pinsonnière cela oscillait entre 800
et 1000 doubles pour une ferme de 38,75 hectares. C’était une des fermes les
plus importantes de la commune à l’époque avec Le Chatellier, et certaines
fermes du Château d’Asson ».
En général, un mètre cube de blé en gerbes, pèse 100 kilogrammes et
correspond à huit ou dix gerbes.
A mesure que la paille est battue (au fléau), on la porte à la fourche
dans un coin de la grange, où elle est bottelée en bottes de 5 k 5.
En moyenne, une récolte de 1hectare donnait 600 gerbes de blé de 10 Kilogrammes
soit 6000 kilogrammes,
Un batteur au fléau ne faisait ordinairement dans sa journée que
l’égrenage de 60 gerbes de blé soit 600 kilogrammes.
Une batteuse de petite taille (de la force de trois chevaux) égrenait
environ 5000 kilogrammes de gerbes par jour. Avec quatre chevaux, cette machine
pouvait battre 7 à 8000 kilogrammes par jour.
Sources ; Gallica « Encyclopédie agricole Cv
Garola (1920) ; Wikipédia ; Photos battages (patrimoine familial) et
photo (fléau) issue de Les Fermes d’Autrefois de Edouard Lynch (Editions France
Loisirs) ; Origine 365 pensées de sages africains Danielle et Olivier
FOLLMI.
METIER INFIRMIERE
Alice
nait le 10 octobre 1916 à LA BOISSIERE DE MONTAIGU. Petite dernière d’une
fratrie de 11 enfants issus du mariage de Samuel RICHARD (1868/1940) et Rose
AUVINET (1875/1938).
Alice grandit auprès de ses parents et de ses
frères et sœurs, à la Pinsonnière sur la commune de La BOISSIERE DE MONTAIGU,
fief de la famille depuis 1851. (Alice à droite sur la photo).
Elle devient une jolie jeune fille

Alice au mariage de mes Grands-parents
maternels en 1931 – Alice a 15 ans. (la jeune fille juste derrière la mariée, avec un col en fourrure)
En 1935, après une mission animée par les
Pères Rédemptoristes, Alice part à RENNES pour devenir Religieuse au sein de la
Communauté des Augustines. Alice a tout juste 20 ans ! Rien ne prédestine
Alice à la vie religieuse, si ce n’est que la famille RICHARD est très
catholique.
J’ai toujours entendu dire ma Maman que la
Tante Alice était devenue religieuse suite à un chagrin d’amour ! Mais
qu’en est-il exactement ?
******
D’après les souvenirs de Claude, un cousin de
Maman, je vous raconte ce qui se serait passé !
Mon arrière grand-père avait un frère Jockey.
L'écurie qui l'employait l'avait envoyé à Vichy. Cette station thermale était
très à la mode. Tous les gens friqués se devaient d'y d'aller.
A cette époque les champs de courses étaient
très fréquentés. Mis à part les concerts et le théâtre, les autres distractions
étaient plutôt rares.
Là-bas il trouva une femme qui lui donna quatre
enfants, deux garçons et deux filles. Tous sont venus voir leur cousins et
cousines de Vendée.
L’un des garçons trouva du travail à Nantes
comme boulanger. Cette proximité faisait qu'il venait de temps en temps à la
Pinsonnière. Entre lui et Alice se nouèrent des relations affectives ....
Alice l’aimait, mais la consanguinité lui
posait sans doute un problème. Belle et intelligente, elle était courtisée par
d’autres. Un très beau jeune homme Eugène G. la demanda en mariage.
Mais le cœur n’est pas raisonnable, elle ne
refusa pas, mais demanda un temps de réflexion, elle n’était pas prête.
Les mois passèrent, peut être un an ou deux.
Eugène en trouva une autre, et le cousin épouse la fille d’un boulanger d’Orvault,
devenant ainsi patron.
******
La première nuit au sein de la Communauté,
Alice se dit que ce n’est pas possible, que jamais elle ne pourra vivre de
cette façon, et qu’elle reprendra le train le lendemain matin pour retourner
chez elle.
Finalement, elle reste et y est encore
aujourd’hui.
Alice devient « Sœur Louise Marie »
et exercera en tant qu’infirmière à la
Clinique Saint Yves à RENNES *


Elle fut à n’en pas douter le bout en
train de la Communauté des sœurs.
Bien que
semi-cloitrée, elle s’intéressait beaucoup à la famille, et lorsque certains
lui rendaient visite, elle les recevait avec une joie évidente.
Il fallait lui donner
des nouvelles de tout le monde. Souvent c’était elle qui nous en apprenait, car
elle avait les échos de tous ses neveux et nièces.
Ma Maman était sa
Filleule. Maman lui écrivait sans discontinuer tous les ans pour la bonne
année, depuis qu’elle était petite.
Alice a toujours été
présente lors des grands évènements de la Famille, notamment les décès.
Elle était là auprès
de nous, lorsque mon frère Christian nous a quitté brutalement en 1986. Elle a
su réconforté mes parents après cette tragédie. Elle était là de nouveau au
décès de mon Père en 1999.
C’est quelqu’un qui a
beaucoup compté pour ma Maman.
Alice est toujours en vie aujourd’hui, elle a
fêté ses 100 ans en octobre 2016 entourée des Sœurs de sa Communauté, et d’une
partie de ses Neveux et Nièces.
Une histoire riche de dévouement près des «
pauvres et des malades » animée par le même souffle Augustinien tourné vers
l’avenir au service de « tout l’homme et de tout homme».
Sources
Photos familiales –
souvenirs familiaux
*La Maison Dieu Saint Yves a été fondée sur les quais
de la Vilaine par la Famille LE BOUTEILLIER en 1358. En 1644 six religieuses
Augustines hospitalières de Dieppe arrivent à Rennes pour prendre la direction
de la Maison Dieu Saint Yves. En 1858
l’hôpital Saint Yves est transféré rue de la Cochardière.
En 1896 les Sœurs décident de créer un hôpital chirurgico-médical
dans le quartier Saint Hélier – la Clinique Saint Yves actuelle.
En 1979, la clinique est transformée en Etablissement
à but non lucratif PSPH. Soins de suite spécialisés en réadaption digestive et
nutritionnelle, hospitalisation en lits de médecine, et convalescence
médicalisée. Puis en 1995, conversion des lits de convalescence en réadaptation
cardio vasculaire
Depuis 2003 l’association « Œuvres des Augustines
de Saint Yves » assure la gestion de la clinique.
En 2010, ouverture d’une unité spécialisée dans la
prise en charge des anorexies mentales. Et en 2011 création d’un centre de
formation continue.
Pour aller plus loin sur l’historique de la clinique
et de la communauté des sœurs http://www.communaute-st-yves.org/historique.php
METIER GENDARME
Barthélémy
Gabriel Auguste GUERIN nait le 7 septembre 1896 à 11 heures du soir, à
l’Ouvrenière, sur la commune de TREIZE SEPTIERS (85).
Il est le fils de GUERIN Jean, cultivateur, âgé de 49 ans, et de HERBRETEAU Victorine, son épouse, âgée de 42 ans, cultivatrice.
Il est le fils de GUERIN Jean, cultivateur, âgé de 49 ans, et de HERBRETEAU Victorine, son épouse, âgée de 42 ans, cultivatrice.
Rien ne prédestinait Barthélémy à une carrière dans la Gendarmerie !
Barthélémy
connait une jeunesse quelque peu tumultueuse pour l’époque.
D’abord
valet de ferme, il devient tireur de sable de rivière à Montaigu.
Un
dimanche de Pâques, alors qu’il assistait à la messe dans le fond de l’Eglise
avec ses copains, il commentait à mi voix les derniers potins du bourg et
discourait sur les tenues vestimentaires de ces dames. Le Curé excédé par ces
chuchotements, se déplaça en personne pour sermonner les jeunes garçons, et
leur reprocher leur comportement. Et d’ajouter que s’ils se présentaient à la
sainte table, il ne leur donnerait pas la saine hostie.
Faire
ses Pâques pour un chrétien était une obligation. Les lascars, Barthélémy en
tête sortirent de l’église. Cette année là, et pour la première fois, ils ne
firent pas Pâques !
Il n’y
avait pas de bagarre à Montaigu ou à la Boissière, sans que Barthélémy n’y soit
mêlé.
Un soir
qu’il avait passablement bu et s’était bagarré, il fut emmené au poste par les
gendarmes pour dormir au « violon ».
Le
lendemain matin, l’Adjudant lui conseilla de s’engager dans la gendarmerie.
Barthélemy réfléchit quelques instants et signa la demande.
C’est
ainsi que Barthélémy passa du camp des fauteurs de troubles à celui des
représentants de l’ordre.
De la guerre 14/18, il est revenu
avec quelques blessures, lesquelles ne semblaient pas le gêner, mais qui lui
permettaient de toucher une petite pension d’invalidité.
Le «petit dur» s’était mu
en personnage respectable.
Il se marie le 8 juin 1926 à LA
BOISIERE DE MONTAIGU avec Marthe RICHARD, (tante de ma Maman) – mariage double
puisque le Frère de Marthe – Marcel RICHARD- se marie le même jour.
Barthélémy et Marthe vécurent ici et
là au gré des mutations de la gendarmerie. Il leur manqua sans doute des enfants
pour être tout à fait heureux.
Une fois à la retraite, ils vinrent
s’installer à MONTAIGU, dans une petite maison qu’ils firent construire par
l’Entreprise où Barthélmy avait été
tireur de sable dans sa jeunesse.

Barthélémy décède à MONTAIGU le 4
Janvier 1975, il avait 79 ans !
Sources – photos familiales –Texte écrit d’après Les souvenirs
écrits de C. Lebreton, cousin de ma Maman. Archives Vendée.
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